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Trek dans le parc national de Huascaran

December 11, 2017

 

Nous quittons Cutervo pour visiter le reste du Pérou. Après 21 h de voyage en bus pour parcourir 700 km, nous arrivons à Huaraz, à plus de 3 000 mètres d’altitude, porte d’entrée du parc national de Huascaran. Réserve de biosphère depuis 1977 et classé au patrimoine naturel de l’humanité par l’UNESCO depuis 1985, ce parc est le paradis des randonneurs et amoureux des grands espaces. En effet, ce parc est immense et couvre 340 000 ha, soit 7 fois la superficie du parc national des Pyrénées. Il compte 712 glaciers avec 30 sommets de plus de 6 000 mètres d’altitude, et constitue une réserve d’eau importante avec 434 lagunes, essentiellement d’origine glaciaire.

Mais le Pérou est un pays très affecté par le réchauffement climatique, et les experts prédisent la disparition des glaciers situés en dessous de 5 500 mètres, ce qui représente la majorité des glaciers du pays, et menace ainsi les réserves en eau. Les guides et de nombreux locaux nous ont parlé de ce phénomène.

 

Dès notre arrivée à Huaraz, nous partons faire une petite randonnée pour s’acclimater à l’altitude, qui nous mène à la lagune Wilcacocha à 3 750 m. Nous y trouvons des alpagas en train de pâturer. Nous sommes très essoufflés et je ressens une forte pointe au ventre due à un repas très gras avant d’arriver… mauvaise idée. En effet, avec l’altitude, notre corps digère au ralenti. Il faut donc éviter les aliments gras et l’alcool pour prévenir le mal des montagnes.

 

 

 

Le lendemain, nous partons voir un des glaciers les plus accessibles du parc, le Pastoruri à 5 240 m d’altitude. Ce glacier illustre bien les conséquences du réchauffement climatique, puisqu’il a perdu 55% de sa superficie en 40 ans. Nous n’avons que 30 minutes de marche seulement pour atteindre le glacier, mais nous sommes très essoufflés et marchons très lentement.
Sur le chemin du retour, nous voyons une plante typique des Andes, en danger d’extinction, appelée Puya Raimondii. Cette plante peut vivre jusqu’à 100 ans et mesure 6 à 15 mètres de hauteur. Elle ne fleurit qu’une seule fois et son inflorescence est l’une des plus grandes du monde, avec des milliers de fleurs produisant plusieurs millions de graines. Après sa floraison, la plante meurt.

 

 

Le troisième jour, nous partons faire une randonnée plus difficile qui nous mène à la lagune 69. Nos efforts sont récompensés par une vue magnifique sur la lagune bleu turquoise avec en toile de fond des pics enneigés de plus de 5 000 mètres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous voilà acclimatés à l’altitude, prêts à partir pour un trek de 4 jours dans la cordillère blanche. Nous partons faire le réputé trek de Santa Cruz. N’ayant pas tout le matériel nécessaire (tente, sacs de couchage grand froid, réchaud à gaz pour se faire à manger et faire bouillir l’eau), nous partons avec un guide et des porteurs accompagnés d’ânes. Sur la route, pour atteindre le départ du trek, nous avons la chance de voir un renard andin qui disparaît rapidement dans la forêt.
Nous partons sous la pluie, et le 2ème jour, nous rencontrons la neige au col de Punta Union à 4 750 mètres. C’est 60 mètres de moins que le mont Blanc, le plus haut sommet d’Europe. Nous passons 2 nuits en tente sous la pluie, et tout est humide. Nous avons très froid, et les sacs de couchages portés par les ânes sont tout mouillés. Pour la 2ème nuit, nous utilisons notre couverture de survie pour s’isoler du froid du sol (merci Sylvie !).


Heureusement, quelques percées du soleil nous permettent de profiter de la vue sur plusieurs pics dont l’Alpamayo et le célèbre Artesonraju, connu grâce aux studios Paramount et que l’on voit au début des films. Nous passons aussi devant plusieurs lagunes de différentes couleurs (bleu turquoise, rose) dans lesquelles les montagnes se reflètent comme dans un miroir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement, au vu des conditions météorologiques, nous ferons le trek en 3 jours, ce qui nous vaut de marcher 25 km le dernier jour. Dans les derniers kilomètres, un âne perd son chargement. Alors que les porteurs s’affairent à le sangler de nouveau, les ânes de tête continuent leur chemin seuls. Ils nous rattrapent et suivent nos pas. Et nous marchons ainsi les derniers kilomètres accompagnés de 4 ânes, et découvrons à quel point ils sont adorables et attachants.
Nous rentrons à Huaraz, avec 50 km de marche au compteur en 3 jours et 3 800 mètres de dénivelés cumulés, contents d’avoir vécu cette expérience, d’avoir vu des paysages grandioses et aussi de pouvoir prendre une douche chaude et dormir au sec !

 

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